du domaine de l'ostrevent

du domaine de l'ostrevent Dogue allemand

Dogue allemand

Avant tout

Je reprends toujours les chiens issus de mon élevage, mais pitié réfléchissez avant de vous engager, car malgré tous les conseils, sur l'éducation, sur le prix qu'il vous en coutera pour le nourrir correctement etc...


Tout les ans à cette période, un ou deux dogues reviennent à l'élevage souvent dans des états déplorables...


A mes yeux aucune excuse n'est valable, mais je ne dis rien. Il sera de toute façon mieux ici !!!


Je pense alors au beau bébé qu'il était, je le regarde et lui demande pardon d'avoir si mal choisi sa famille.

Laurence





Lisez la suite et si vous êtes certains de ne jamais faire une telle chose, alors vous êtes les bienvenus à la maison.



cela arrive trop souvent ...



Le journal d'un chien 



 Semaine 1 : 

 <<Cela fait aujourd'hui une semaine que je suis né, quel bonheur d'être arrivé dans ce monde ! >>


 Mois 1 :
 <<Ma maman s'occupe très bien de moi. C'est une maman exemplaire.>>

Mois 2 : 

 << Aujourd'hui j'ai été séparé de maman. Elle était très inquiète et m'a dit adieu du regard. En espérant que ma nouvelle "famille humaine" s'occuperait aussi bien de moi qu'elle l'avait fait. >>


Mois 4 : 

<<J'ai grandi vite, tout m'attire et m'intéresse. Il y a plusieurs enfants à la maison, ils sont pour moi comme des "petits frères". Nous sommes très polissons, ils me tirent la queue, et je les mords pour jouer. >>



Mois 5 : 

<<Aujourd'hui, ils m'ont disputé. Ma maîtresse m'a grondé parce que j'ai fait "pipi" à l'intérieur de la maison, mais ils ne m'ont jamais dit où je devais le faire. En plus je dors dans la réserve... et je ne plains pas !>>

 

Mois 12 : 

<<Aujourd'hui j'ai eu un an. Je suis un chien adulte. Mes maîtres disent que j'ai grandi plus qu'ils ne le pensaient. Qu'est-ce qu'ils doivent être fiers de moi !>>



Mois 13 : 

<<Aujourd'hui, je me suis senti très mal. Mon "petit frère" m'a pris ma balle. Moi je ne lui prends jamais ses jouets. Alors je lui ai reprise. Mais mes mâchoires sont devenues fortes et je l'ai blessé sans le vouloir. Après la peur, ils m'ont enchaîné, je ne peux presque plus voir le soleil. Ils disent qu'ils vont me surveiller, que je suis un ingrat. Je ne comprends rien à ce qui se passe.>>


Mois 15 : 

<<

Plus rien n'est pareil... je vis dehors et dans le garage.  Je me sens très seul, ma famille ne m'aime plus. Ils oublient parfois que j'ai faim et soif. Quand il pleut, je n'ai pas de toit pour m'abriter.>>



Mois 16 : 

<<Aujourd'hui, ils m'ont fait sortir du garage. J'étais sûr que ma famille m'avait pardonné et j'étais si content que je sautais de joie. Ma queue bougeait dans tous les sens. En plus, ils m'ont emmené avec eux pour une promenade. Nous avons pris la direction de la route et d'un coup, ils se sont arrêtés. Ils ont ouvert la porte et je suis descendu tout content, croyant que nous allions passer la journée à la campagne. Je ne comprends pas pourquoi ils ont fermé la porte et sont partis. "Ecoutez, attendez !" Vous... vous m'oubliez. J'ai couru derrière la voiture de toutes mes forces. Mon angoisse grandissait, quand je me suis rendu compte qu'ils ne s'arrêtaient pas, j'allais m'évanouir : ils m'avaient oublié.>>



Mois 17 : 

<<

J'ai essayé en vain de retrouver le chemin pour rentrer à la maison. Je me sens épuisé et je suis perdu. Sur mon chemin, il y a des gens de coeur qui me regardent avec tristesse et me donnent un peu à manger. Je les remercie du regard et du fond du coeur. J'aimerais qu'ils m'adoptent et je leur serais loyal comme personne. Mais ils disent juste "pauvre petit chien", il a dû se perdre.

>>



Mois 18 : 

<<

L'autre jour, je suis passé devant une école et j'ai vu plein d'enfants et de jeunes comme mes "petits frères". Je me suis approché et un groupe, en riant, m'a lancé une pluie de pierres pour "voir qui visait le mieux". Une des pierres m'a abîmé l'oeil et depuis je ne vois plus de celui-ci. 

>>



Mois 19 : 

<<

Vous ne le croirez pas, mais les gens avaient plus pitié de moi quand j'étais plus joli. Maintenant je suis très maigre, mon aspect a changé. J'ai perdu mon oeil et les gens me font partir à coup de balai quand j'essaie de me coucher dans un petit coin d'ombre.

>>

 



Mois 20 : 

<< J

e ne peux presque pas bouger. Aujourd'hui, en essayant de traverser la rue où circulent les voitures, je me suis fait renverser. Je pensais être dans un endroit sûr appelé fossé, mais je n'oublierai jamais le regard de satisfaction du conducteur qui a même fait un écart pour essayer de m'écraser. Si au moins il m'avait tué ! Mais il m'a éclaté la hanche. La douleur est terrible, mes pattes arrières ne réagissent plus et je me suis difficilement tiré vers un peu d'herbe au bord de la route.

>>



Mois 21 :

<<

Cela fait  10 jours que je passe sous le soleil, la pluie, sans manger. Je ne peux pas bouger. La douleur est insupportable. Je me sens très mal, je suis dans un lieu humide et on dirait même que mon poil tombe. Des gens passent, ils ne me voient même pas, d'autres disent "ne t'approche pas". Je suis presque inconscient, mais une force étrange m'a fait ouvrir les yeux... la douceur de sa voix m'a fait réagir. Elle disait "Pauvre petit chien, dans quel état ils t'ont laissé"... avec elle il y avait un monsieur en blouse blanche, il m'a touché et a dit "je regrette madame, mais ce chien ne peut plus être soigné, il vaut mieux arrêter ses souffrances". 

Je n'ai senti que la piqûre de la seringue et je me suis endormi pour toujours en me demandant pourquoi j'étais né puisque personne ne me voulait. 

La gentille dame s'est mise à pleurer et a approuvé.Comme je le pouvais, j'ai bougé la queue et je l'ai regardé, la 

remerciant de m'aider à trouver enfin le repos.

>>



La solution n'est pas de jeter un chien à la rue, mais de l'éduquer. Ne transformez pas en problème une compagnie fidèle. Aidez, comme moi, à faire prendre conscience et à mettre fin au problème des chiens abandonnés.